le mot du directeur

J'ai eu le plaisir de répondre à l'invitation de nos frères et sœurs travaillant à l’école La Vertu, qui a nouvellement vu le jour après l’école Al-Ghazali ainsi que l’école La Plume. J’ai pu y percevoir une atmosphère festive, des visages souriants et emplis d’espoir.

 

J’étais très heureux des interventions des politiciens présents, de leurs mots de félicitations et leur appel à l’entraide afin d’établir un système éducatif incarné des valeurs de respect et d’entraide, de dialogue et de vivre-ensemble. Toutefois je ne pourrai contenir ma douleur au souvenir des incidents qui me parviennent à l’esprit.

 

En effet, durant les années nonante, période à laquelle l’école Ghazali se mettait en place de manière sûre et déterminée. Dans son avancée, certaines embûches ont cependant entravé sa route au point d’en perdre l’équilibre et de chuter violemment.

Nombres d'hommes politiques, de syndicalistes, de penseurs et de personnes s’intéressant de près à la présence islamique en Belgique ont souhaité l’échec du projet. Une contradiction flagrante avec ce que j'ai entendu à la cérémonie d'ouverture où régnaient une attitude bien plus positive et des expressions d’éloges et de réjouissance. J’aimerais tant que l’on n’entende pas seulement des slogans de campagne mais que des positions fermes soient prises.

L'école Al-Ghazali représentait la première expérience des musulmans de Belgique sur le plan officiel de l'éducation. Malgré le manque considérable de moyens, d'expérience et les remises en question en plein milieu du chemin, la sincérité et la persévérance ont eu raison de tout et louanges à Allah, ce projet a atteint aujourd’hui sa pleine maturité et constitue une fierté. L'ouverture de l'école La Plume en 2011 et de l'École La vertu cette année couronne ce succès et arbore le développement d'une véritable famille de l'éducation islamique en Belgique.

À la création de l’école Al-Ghazali, certains hommes politiques et personnalités médiatiques n’ont pas manqué d’avancer que la bombe de l'extrémisme allait exploser. Toutefois, les « logos » de ces nouvelles écoles ornant la salle où se tenait la réception m’inspirent qu’enthousiasme avec leurs couleurs de fleurs et leurs douces plumes, et ne promettent qu’une éducation basée sur les principes magnanimes de l'Islam visant l’épanouissement de l’Homme et l'invitant à tendre la main à son prochain, quelle que soit sa conviction, car le but est de construire une société où règnent paix et harmonie.

En réalité, cette bombe n’était - pour ainsi dire – qu’une belle fleur. Les politiques et personnalités médiatiques n’ont jamais pensé a l’approcher afin de connaître et de repousser la crainte de l’inconnu. Quand bien même ils s’en approcheraient, la belle vue et vent doux les parviendraient à peine.

Ainsi, le cadre administratif et pédagogique des trois écoles se trouve devant une grande responsabilité. L’enseignement et l'éducation constituent les plus belles choses accomplies par l’homme. Il s’agit de la mission des prophètes, meilleurs des hommes, et des bienfaisants. Chaque fille et garçon de ces écoles personnifie un projet de prospérité et de développement pour la communauté musulmane en Belgique et une source de richesse, de croissance et de progrès de la société dans son ensemble. Allah signifie que tous les enseignants sont rétribués pour chaque mot et chaque acte posé envers leurs élèves comme pour toute négligence et délaissement.Soyons responsables, construisons l'avenir de l'humanité.

Je m’adresse aux hommes politiques, aux journalistes et penseurs et affirme que si nous sommes engagés dans l'éducation et l’enseignement, vous qui êtes les preneurs de décisions et détenez les clés de l’épanouissement d’une société, n’esquivez pas la droiture et ne prenez pas la mauvaise décision.

Je réitère mes sincères vœux de félicitations à la nouvelle école. Que Dieu fasse qu’elle soit source de fierté pour ses créateurs et source de bonheur pour la société.